Chasse en France et dans le Lot : çà reste un probléme.

Mardi 29 janvier 2013, par Jean-Pierre Jacob // 700. Chasse, gibier, "nuisibles".

Un fait divers relaté au journal télévisé du Dimanche 27 Janvier et repris le lendemain par le site La Buvette des Alpages :

Dimanche 27 janvier - Chamant (Oise) - Un automobiliste tué par une balle perdue. Un automobiliste âgé d’une cinquantaine d’année qui circulait sur la D932, entre Senlis et Compiègne (Oise), est mort après avoir été touché par une balle perdue en pleine tête

Ce tyoe d’accident mortel, je l’ai en tête, chaque Dimanche, pendant la saison de chasse, lorsque je pars en voiture faire des courses au chef lieu de canton, et que je croise des groupes de voitures stationnés au bord de la route et fréquentés par des chasseurs à casquette et à gilet bariolés. Mon trajet habituel emprunte le sommet d’un versant d’une petite vallée boisée fort fréquentée par les sangliers, qui peuvent y trouver de l’eau et de la nourriture, surtout au moment de la maturation du maïs des champs proches.

Fort heureusement, un autre itinéraire, d’où les chasseurs sont toujours absents, est possible au retour.

Je comprends la nécessité pour les agriculteurs cultivant le maïs de limiter la population de sangliers.

Je ne comprends pas pourquoi les vétérinaires n’ont pas en ce moment la possibilité de développer utilement une contraception chez les laies qui sont fécondes de plus en plus tôt.

Je ne comprends pas non plus pourquoi chaque Dimanche de la saison de chasse je ne peux pas me promener sur les chemins des bois proches de mon domicile, à cause de la présence d’hommes, souvent âgés,( mes contemporains !), passionnés (ils le disent eux mêmes !) mais utilisant des armes dangereuses.

Malgré les consignes de sécurité, les munitions utilisées contre les sangliers s’apparentent aux munitions de guerre : voir les conséquences avec un commentaire bien modéré sur le site Humanité et Bidiversité

Et réaction logique de l’ASPAS : l’association porte plainte contre les 3 derniers ministres de l’Ecologie qui écoutent plutôt le lobbying les officiels de la chasse

Quand on lit le quotidien local du Lot, on s’aperçoit bien que la population du département a changé de nature depuis un demi siècle : le nombre de chasseurs diminue, les marcheurs du week end sont actifs, et les agriculteurs peu nombreux ont des récoltes attirantes pour un gros gibier en augmentation (sangliers, cervidés) qui devient génant et progressivement ingérable. Ce n’est pas à coup de repas convivial des chasseurs dans chaque village qu’on fera avancer les solutions à ces problémes.

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1 Message

  • Chasse en France et dans le Lot : çà reste un probléme. 30 janvier 2013 23:21, par Jean-Jacques Lacroix

    Je ne suis pas particulièrement intimidable et cependant j’ai bien des fois rejoint le chemin, la route, ou le pré les plus proches afin de quitter sous-bois, forêt ou taillis me signalant ainsi ouvertement aux casquettes orangées aux bâtons de feu ; le ricochet à 180° de la balle sur le crâne du sanglier me laisse perplexe et mes précautions me semblent bien minces, faisant moins de bruit qu’une automobile. Patience(?), le nombre de chasseurs diminue chaque année, et les vétérinaires (stérilisation) prendront peut-être la relève pour réguler le gros gibier…Je pense acheter une casquette…

    jjL

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