Floristique, phytogéographie et phytosociologie lotoises : quelques repères historiques.

Les botanistes herborisants et leurs recherches quercynoises.

Dimanche 17 mars 2013, par Jean-Pierre Jacob // 200. Histoire de la Botanique dans le Lot

Au 18° siècle, mise au point de la classification naturelle en familles ( ADANSON, DE JUSSIEU), utilisation de la nomenclature en binôme (LINNE)

1) Catalogues et Géographie des plantes dans la première moitié du 19° siècle.

+ la géographie des plantes ou Phytogéographie : inaugurée en 1805 à Paris par J.A.de Humboldt naturaliste explorateur ; A.P. De Candolle naturaliste voyageur, à Montpellier ; Lecocq à Clermont Ferrand : la géographie des plantes du Massif Central

+ les travaux dans le Lot

1) La statistique de J.A.Delpon

2)le seul catalogue de plantes du Lot T. Puel médecin lotois travaillant à Paris

+ les travaux dans les départements voisins : catalogues ou Flores

Tarn et Garonne : Lagréze Fossat

Lot et Garonne : de St Amans

Toulouse etc..

+ les sociétés de naturalistes

+ les sociétés linnéeennes

2) Botanistes professionnels et amateurs se rassemblent pour échanger les résultats de leurs herborisations et la répartition des plantes dans les régions : la géographie botanique de la France se précise ainsi dans la deuxiéme moitié du 19°siécle

1854 : Paris création de la Société Botanique de France

Edmond Malinvaud : secrétaire et ses correspondants parisiens, lotois Louis Giraudias, Camille Lamothe, abbé V. Bach.

les botanistes du Sud Ouest : l’abbé Revel, le chanoine Coste et sa Flore de France en 1906 etc..

1872 : Cahors:la Société des Etudes du Lot

le médecin Dr Leboeuf

les abbés, Abbé Lucante fait connaître l’ Abbé Bousquet,

l’instituteur :Soulié

un phytogéographe : A.M.Robert en 1926

3) de 1890 à 1915 L’apparition de l’écologie scientifique dans le domaine des plantes ; les méthodes différentes d’étude ; la phytosociologie ; rôle capital des travaux des botanistes amateurs et professionnels, sociétés et universitaires.

Flahaultà Montpellier et les botanistes étrangers : apparition et diffusion des concepts de l’écologie scientifique

Drude, Warming

l’avénement de la Phytosociologie à Montpellier 1915 J. Braun Blanquet autres méthodes : relevés et statistiques pour étudier mieux en détail la végétation.

4) la deuxiéme moitié du 20° siécle : l’inventaire de la végétation par les méthodes phytosociologiques devient de plus en plus précis ; la protection des plantes remarquables s’organise.

Galinat : délimitation des aires de plantes remarquables du Sud de la France

Bournerias : les groupements végétaux

A Toulouse, Henri Gaussen et Paul Rey réalisent les Cartes de la Végétation : pendant les années 1960 pour le Lot en utilisant parfois le travail de botanistes instituteurs locaux, Monteil, Carrière

parallèlement travaux de Virot et autres botanistes Besançon, Comps

5) Dernier quart du 20° siècle : apparition de la Législation européenne, protection et gestion de la flore et des milieux naturels ; utilisation de nouveaux outils de connaissance : les bases de données informatiques

à partir de 1976, loi française sur la protection des espèces.

1982 puis 1995 listes de plantes protégées au niveau national

1998 : création du Parc Naturel des Causses du Quercy ( avec plantes patrimoniales recensées dans la charte)

1999-2000 Création du Conservatoire Botanique de Midi Pyrénées.

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