Témoignage de l’enseignement secondaire scientifique

Le Cabinet de Physique du Collége Gambetta de Cahors

Etude d’un matériel d’enseignement ancien.

Jeudi 21 avril 2011, par Jean-Pierre Jacob // 207. L’enseignement des Sciences dans le Lot

Le travail des élèves du Master 2 Patrimoine (université Toulouse-Le Mirail) mené sur le cabinet de physique de l’établissement a été présenté publiquement au collège Gambetta à Cahors, le jeudi 14 avril 2011, à partir de 20 h 30, salle des Actes.

Le compte rendu dans un article dans la Dépêche du 19 Avril rubrique Cahors qui présente le résultat d’un travail des étudiants du Master2 patrimoine 2011 de l’Université de Toulouse-le Mirail.

Le sujet d’étude est local : il s’agit du Cabinet de Physique du collège Gambetta de Cahors .

Citation de l’article :"Les élèves du master professionnel du patrimoine ont travaillé cette année sur les objets que ce cabinet de physique a conservé depuis le lendemain de la Révolution française"

Tout de suite, une affirmation à nuancer, par un vieux prof retraité des Sciences Naturelles qui prend d’abord connaissance de l’article de la Dépêche, et le confronte au site de présentation, ma foi fort varié et fort agréable, de ce petit patrimoine scientifique.

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C’est évident : le matériel ne concerne pas seulement la Physique ; y figurent aussi quelques échantillons d’animaux, conservés pour être présentés pendant les cours d’Histoire Naturelle.

Une remarque : l’expression " le lendemain de la Révolution Française" est suffisamment vague pour ne pas être trop inexacte. Ce matériel a été progressivement acquis par l’établissement au cours des 19° et 20° siècle, au fur et à mesure des exigences des Ministères.

Le site de présentation : Le Cabinet de Physique du Collège Gambetta

Il faut complimenter la promotion étudiante 2011 de ce Master Patrimoine de nous permettre de continuer à visiter en détail "cette salle ancienne de matériel scientifique ".

Tout ceci m’a donc rappelé les lieux de mes débuts professionnels de la fin des années cinquante du siècle précédent : le stage au Lycée Faidherbe de Lille, puis la première affectation au Lycée de Garçons de Calais. Dans les deux établissements, on pouvait utiliser un matériel analogue d’expérience, de manipulation et de présentation aux éléves, soigneusement présenté, organisé et entretenu par un personnel spécialisé d’aides de laboratoire aujourd’hui probablement fort restreint, mais toujours peu payé.

Sur le site du Cabinet de physique de Cahors, toute une partie de l’histoire de l’enseignement secondaire des Sciences en France se trouve ainsi illustrée par la visite des lieux, les objets décrits en détail, les témoignages d’enseignants ou d’anciens élèves et les reproductions d’écrits ou de livres du siècle dernier.

Le tout forme un ensemble agréablement et sérieusement documenté qui montre bien l’environnement professionnel d’un professeur de sciences de lycée du 19° siécle et de la première moitié du 20° siècle.

Jean Henri Fabre (1823-1915), professeur de Physique au Lycée impérial d’Avignon a du vivre cette partie de sa vie enseignante dans un tel univers .

Pour les amateurs d’objets anciens et de livres illustrés de Sciences Naturelles ressortent ainsi des noms connus : tel celui de Nérée Boubée, familier aux naturalistes de ma génération qui ont commencé à déterminer des insectes, des vertébrés ou des fossiles grâce aux célèbres petits Atlas Boubée ou qui ont épinglé leurs premiers coléoptères dans les boites spéciales marquées N.Boubée

Du temps des collections....

Toute une période ancienne où le mot écologie n’était pas employé, où la protection des animaux et des plantes n’existait pas. Pas de sites Internet de détermination des Oiseaux ou des Odonates, pas de logiciels d’enseignement permettant aux élèves des expériences virtuelles….

Une autre époque donc qui parait bien différente…..

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